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samedi 28 décembre 2024

Mask, le Maître des Ombres

Puissance mineure du plan de l'Ombre

Titres
 
: Seigneur des Ombres, Seigneur des Lames de Minuit, Gardien du Secret
Alignement : NM
Alignement du clergé : CN, CM, NM
Adorateurs : Assassins, Contrebandiers, Espions, Voleurs, voire toute personne opérant dans l'ombre ou manipulant la vérité
Alignement des fidèles : CN, CM, N, NM
Attributions : Ombre, Secret, Tromperie, Vol
Autres noms : Veldraeos, Ondoum
Arme de prédilection : 
Domaines divins : Obscurité, Tromperie, Voies Cachées (Homebrew)
Supérieur : Aucun, Mask agit de manière indépendante et ne reconnaît pas de supérieur divin direct.
Alliés : Baine, Vhaeraun
Ennemis Torm, Heaume, SélunéTymora, Waukyne (Waukeen), SharCyric
Jours saints : La Nuit du Masque
Symbole : Un masque noir sans traits distinctifs.

En plus d’être le patron des voleurs, Mask était autrefois le dieu de l’intrigue. Cependant, il commit une terrible erreur en lisant le Cyrinishad, un acte qui eut des conséquences dramatiques. Ce texte ancien, réputé pour accorder un pouvoir divin énorme à celui qui le déchiffrait, permit à Cyric, le Soleil Noir, de lui dérober l'aspect de l'intrigue, ce qui affaiblit considérablement Mask. Certains érudits croyaient que Mask avait été totalement détruit après avoir lu le Cyrinishad et que son avatar, Fléau des Dieux, avait été tué par Cyric. D'autres affirmaient que Cyric avait complètement absorbé Mask, tandis que certains pensaient que le dieu de l'intrigue avait feint sa mort dans une machination pour mieux se venger.

En réalité, bien que profondément affecté par les événements, Mask survécut, mais cela lui coûta une grande part de son pouvoir divin. Après cet incident, il devint une demi-puissance, un statut bien loin de sa précédente puissance. Ce déclin fut aggravé par le fait que Cyric lui arracha une partie de sa sphère d'influence, celle des intrigues, et qu'il se fit de plus en plus discret dans les affaires de Faerûn. Parallèlement, il attira l'inimitié de Kezef, le Molosse du Chaos, une entité extraplanaire redoutable qui jura de se venger de lui. Kezef n'a cessé de poursuivre Mask, et ce dernier est contraint de fuir, se déplaçant constamment pour éviter de croiser le chemin de son ennemi juré. Bien que Kezef soit momentanément distrait par sa redécouverte de la liberté après un long emprisonnement, Mask demeure dans l'ombre, attendant le moment où il pourra retrouver sa grandeur et sa puissance.


***

Mask et le Plan Primaire

Mask, le Maître des Ombres, se manifeste sur le plan primaire sous diverses formes. Dans ses temples, ses avatars prennent généralement l’apparence d'un homme humain légèrement bâti, portant une armure en cuir souple de couleur grise, un manteau noir et un masque noir teinté de rouge. Ce masque est considéré par les érudits comme étant la forme véritable ou choisie de Mask. Cependant, il peut aussi apparaître sous la forme d'une femme humaine douce, à la peau pâle et lumineuse, avec de longs cheveux noirs tombant jusqu’au sol, et des yeux remplis de lumières blanches et stellaires. Cette manifestation, toujours pieds nus et constamment entourée d’une brume sombre et ombragée, reflète l’aspect mystique et insaisissable du dieu.

Dans des contextes plus publics, Mask peut prendre n'importe quelle forme, apparaissant sous les traits de n’importe quel membre des races, genres, âges, ou morphologies de Faerûn. Quelle que soit la forme qu'il adopte, il reste fidèle à sa nature furtive : ses mouvements sont silencieux et ne laissent aucune trace. 

Son pouvoir de transformation va au-delà de l'apparence humaine, car il peut aussi se métamorphoser en masques de toutes sortes, y compris des morceaux de gaze sans trous pour les yeux, dénués de toute forme menaçante. Ces masques, innocents en apparence, permettent à Mask de se déplacer sans être détecté, se fondant dans l'ombre tout en manipulant ceux qui l’entourent. 


Histoire et Relations

Mask est un dieu solitaire par nature, préférant largement sa propre compagnie à celle des autres divinités. Contrairement à de nombreux autres êtres divins, il n'a que peu d'alliances durables. Toutefois, il a fréquemment formé des alliances avec Baine, le dieu de la Tyrannie, principalement en raison de leur haine commune de Cyric. Cette animosité partagée a facilité leur coopération dans certaines occasions. Mask et Baine ont souvent agi ensemble dans l’ombre, leurs intérêts alignés contre leurs ennemis, mais leur relation est avant tout pragmatique et dictée par des objectifs communs plus que par une véritable amitié divine.

Mask est également en opposition directe avec Waukeen, la déesse du commerce et du commerce honnête, ainsi qu'avec tous les gardiens de la lumière, du savoir et du devoir, comme Selûné, dont la lumière a le pouvoir de dévoiler les actions secrètes de Mask et de ses fidèles. En tant que dieu des ombres et de la manipulation, Mask se trouve en conflit avec les divinités qui défendent des idéaux de transparence et de vérité.

Cependant, Mask entretien une relation pragmatique avec Vhaeraun, le dieu drow du vol, de la tromperie et de l'ombre. Leur alliance était avant tout fonctionnelle, fondée sur des intérêts communs. Mask cherchait à compenser ce qu'il avait perdu face à Cyric en s'associant à la divinité de Vhaeraun, tout en profitant de leur symbolisme commun pour étendre son influence parmi les demi-elfes et les humains. En surface, ils étaient souvent confondus en raison de leurs titres similaires : Mask étant le "Seigneur des Ombres" et Vhaeraun le "Seigneur de l'Ombre". Bien que leur relation ait été professionnelle, les deux divinités partageaient une compréhension mutuelle de l'importance des ténèbres et de la manipulation.


Culte et Clergé

  • Hiérarchie

Le clergé de Mask, connu sous le nom de Maskarran, est organisé de manière à refléter les principes de furtivité, de manipulation et de progression secrète qui caractérisent le Maître des Ombres. La hiérarchie est fluide, mais suit des titres et un ordre définis qui marquent l'avancement des prêtres dans leur service envers Mask.

Les Démarchesses et Démarques

Au sein du culte, l'élite des Maskarrans est composée des prêtres les plus dévoués et influents, appelés Démarchesses (pour les femmes) et Démarques (pour les hommes). Leur rôle est crucial, car ce sont eux qui servent d’auxiliaires les plus efficaces aux voleurs, le principal soutien de Mask. Depuis que Mask a perdu son statut de divinité majeure, le nombre de ces prêtres a considérablement augmenté. Mask encourage activement leur recrutement, en leur conférant des capacités spéciales pour les rendre plus puissants et influents, les transformant en agents discrets du dieu des ombres. Ces prêtres sont les véritables moteurs de l'Église, agissant comme des meneurs dans les intrigues secrètes et les opérations clandestines.

Les Cachés

Les Cachés sont des prêtres de rang supérieur, mais non issus de l’élite. Leur rôle est plus administratif ou lié à la gestion des temples et à la direction spirituelle des masses de Maskarrans. Bien qu'ils n’aient pas la même influence secrète que les membres de l’élite, leur statut et leur ancienneté leur confèrent un respect considérable au sein du culte. Ils détiennent souvent des pouvoirs accrus et occupent des rôles importants dans l’organisation, supervisant des temples et des opérations secrètes. Ils sont considérés comme les véritables piliers du culte, exerçant une grande autorité sur les autres membres.

Frères et Sœurs de l’Ombre

Ces clerc sont  ont prouvé leur capacité à œuvrer dans l'ombre et à manipuler les situations à l’avantage du culte, souvent en s’associant avec des voleurs et des criminels pour accomplir les volontés de Mask. Les Maskarrans s'adressent les uns aux autres sous le titre de Frère ou Sœur de l’Ombre, quel que soit leur rang, soulignant l'unité et la discrétion qui caractérisent leur organisation. Les différents titres suivent une progression en fonction de l’expérience et de la loyauté :

Novice : Les nouveaux venus dans le clergé, qui n'ont pas encore fait leurs preuves. Ils sont en phase d'apprentissage et de formation.

Confirmé(e) : Une fois qu’un clerca prouvé sa compétence et son engagement envers Mask, il est reconnu comme un Frère ou une Sœur de l’Ombre confirmé, avec plus de liberté et de responsabilités.

Vétéran : Ce titre est attribué aux prêtres les plus expérimentés, ceux qui ont prouvé leur valeur et leur fidélité au fil du temps. Ils jouent souvent un rôle clé dans les activités du culte.

Maître : Ce titre désigne les prêtres les plus hauts placés, ceux qui dirigent un temple ou une organisation Maskarran. Les Maîtres sont responsables de la supervision des autres membres et de l'extension de l'influence de Mask.

Le chef d'un temple ou d'une communauté Maskarran porte le titre de Lord/Lady, et est la figure d’autorité ultime pour cette région spécifique.


  • Activités et Rituels

Les rituels du culte de Mask sont marqués par une grande discrétion et une atmosphère de secret. Ils visent non seulement à honorer le Maître des Ombres, mais aussi à cultiver des vertus de furtivité, de manipulation et de contrôle des apparences. Les Maskarrans pratiquent une religion de l'ombre, où chaque acte, chaque parole et chaque geste est calculé et souvent masqué derrière un voile d'ambiguïté. La magie, l'invisibilité et les subterfuges sont au cœur de leurs cérémonies, rendant leurs rituels aussi mystérieux et imprévisibles que leur dieu lui-même.

Prières quotidiennes

Les prières quotidiennes, appelées Prières du Coucher du Soleil, sont une pratique importante pour les Maskarrans. Ces prières sont généralement réalisées à la tombée de la nuit, dans un cadre intime, où les fidèles se prosternent devant l'autel de Mask et offrent des pièces de monnaie en reconnaissance de la faveur du Dieu masqué. 

Les membres plus jeunes du clergé remettent leurs pièces aux membres plus âgés, marquant ainsi un respect hiérarchique tout en soulignant l'importance de la manipulation subtile des relations. Le rituel est empreint d'ironie, car le prêtre de plus haut rang dans un temple remet à son tour une pièce au prêtre de plus bas rang, en hommage à la manière dont Mask inverse les hiérarchies et manipule les pouvoirs établis. Ce geste symbolise l'humilité et l'humour ironique de Mask, qui rend souvent le "haut bas et le bas haut".

Le Rituel de la Présence Invisible

Le Rituel de la Présence Invisible est l'un des rituels les plus significatifs de l'Église de Mask. Bien qu'il n'y ait pas de célébration religieuse liée à un calendrier spécifique, ce rituel est célébré au moins une fois par mois dans tous les temples de Mask. Lors de cette cérémonie, les fidèles et les membres du clergé psalmodient des vers, chantent des hymnes et offrent des pièces de monnaie volées, qui sont ensuite fondues dans des braseros ou des creusets placés près de l'autel. Cette pratique symbolise le lien entre le vol, le secret et la reconnaissance de la puissance de Mask. Les pièces volées, précieuses pour leur nature clandestine, sont vues comme une offrande pure et symbolisent la loyauté envers le Maître des Ombres.

Les Rituels de Promotion

Il existe également des rituels plus sombres associés à l'élévation du rang au sein du clergé de Mask. Ces cérémonies, qui ne sont connues que des initiés, sont des moments où un prêtre est jugé prêt à s'élever dans la hiérarchie du culte. Ces rituels sont souvent accompagnés de sorts d'ombres lancés par les membres les plus âgés du clergé, créant des barrières invisibles et éloignant les oreilles indiscrètes. Ce processus secret garantit que les rituels sont à l'abri de toute observation extérieure et que seuls les élus peuvent en comprendre la véritable signification.



  • Temples

Les temples de Mask, souvent discrets et invisibles pour le grand public, sont généralement situés dans des endroits secrets et protégés, loin des regards curieux. Dans les régions où une seule guilde de voleurs domine, le temple de Mask est fréquemment relié à la salle de la guilde par des tunnels souterrains. Ces passages cachés permettent aux Maskarrans de se rendre en toute sécurité à leur lieu de culte, tout en préservant leur confidentialité. Dans les grandes villes où plusieurs guildes se disputent le pouvoir, le temple de Mask est souvent situé dans des lieux souterrains, reconnus comme des territoires neutres par toutes les factions en présence. Cela permet au culte de Mask de maintenir une certaine influence tout en restant à l'abri des conflits ouverts.

De nos jours, les Maskarrans s'efforcent de rester cachés, souvent en menant leurs cultes dans des sanctuaires souterrains ou dans des caves accessibles par d'anciens égouts. Beaucoup préfèrent se fondre dans l'ombre des guildes de voleurs locales, agissant discrètement au sein de ces réseaux criminels pour assurer la survie de leur culte. Il est à l'avantage des Maskarrans que de nombreux habitants de Faerûn croient que Mask est mort et que son culte n’est plus qu’une série de sectes éparses et désorganisées. Cette fausse idée permet au culte de Mask de fonctionner dans l'ombre sans attirer l'attention des autorités ou d’autres puissances.

L'autel des temples de Mask est toujours un bloc de pierre massif, représentant la stabilité et l'immuabilité du dieu masqué. Au-dessus de cet autel flotte un masque gigantesque, généralement fait de velours noir, de fourrure ou de soie, d'une taille impressionnante (souvent plus de six pieds de diamètre). Dans certains temples, un masque incrusté de pierres précieuses, en mosaïque, est placé derrière l'autel, symbolisant la richesse et le pouvoir cachés. Ces éléments, souvent enveloppés dans l’obscurité et l’ombre, incarnent la nature secrète et manipulatrice de Mask, dont la présence est ressentie bien plus qu'elle n'est vue.


Tenues et Équipement

Les prêtres de Mask arborent deux types de tenues distinctes en fonction de leur rôle : l'une pour les cérémonies religieuses et l'autre pour leurs activités séculières, notamment lorsqu'ils partent à l'aventure.

  • Tenue Sacerdotale

Les vêtements de cérémonie des Maskarrans sont élaborés et conçus pour refléter leur dévotion au Maître des Ombres. Ils portent des tuniques et des pantalons faits de tissus hétéroclites et brillants. Les tuniques sont dotées de manches et de poignets gonflés, ornées de broderies éclatantes qui symbolisent la richesse et la dignité du clergé. L'ensemble est souvent complété par une cape grise à capuchon, qui peut être tirée pour dissimuler les couleurs vives et flamboyantes, renforçant ainsi l'aspect mystérieux et dissimulé de l'Église de Mask. Sous la capuche, un masque en tissu noir est porté, représentant l'omniprésence de l'ombre. Dans des régions où Mask a souffert de périodes particulièrement difficiles, il est parfois de mise de ne porter que la cape grise et le masque, comme simple symbole de la faveur du dieu des ombres.

Les masques eux-mêmes varient en fonction du contexte. À l'intérieur d'un temple de Mask, ces masques sont faits de gaze noire et ne cherchent pas à dissimuler totalement l'identité du porteur. Cependant, en public, ils sont généralement fabriqués en laine noire épaisse ou en soie lourde, couvrant largement le visage, ce qui en fait un déguisement efficace. Le port d'un masque peut être si subtil qu'un prêtre barbu, par exemple, choisirait un masque descendant jusqu'à son menton pour dissimuler toute particularité.

  • Tenue Séculière

Lorsqu'ils partent en aventure, les prêtres de Mask cherchent à dissimuler leur véritable identité et à passer inaperçus. Leur tenue vestimentaire devient alors plus discrète et fonctionnelle, semblable à celle d'un marchand, d'un artisan ou d'un aventurier itinérant. Les prêtres de Mask adoptent généralement l'apparence d'un roublard, portant des vêtements en cuir ou en armure légère, ce qui leur permet de se fondre dans les foules et d'exercer leurs activités sans éveiller les soupçons. D'autres préfèrent prendre l'apparence de simples paysans, un déguisement qui leur permet d'être totalement invisibles et d'agir avec une grande liberté dans les villes et villages.

En dehors de leurs habits, les Maskarrans ne portent pas d'insignes de rang ni de vêtements distinctifs. Cependant, chacun s'efforce d'acquérir ou de fabriquer des objets utiles pour leurs missions, que ce soit des objets magiques comme des chaussons d'araignée, des anneaux de téléportation, ou encore des vêtements enchantés pour se protéger des chutes. Ces objets, souvent obtenus par des moyens peu orthodoxes, sont essentiels pour accomplir les missions de Mask, car ils confèrent à leur porteur la capacité de se mouvoir furtivement, de se protéger et de manipuler les situations à leur avantage.


Dogme

Le dogme de Mask, divinité des voleurs, des conspirateurs et des maîtres de l'intrigue, est fondé sur la notion que tout ce qui se passe dans les ombres est de son ressortMask considère que la véritable propriété réside dans la possession, et que la richesse et le pouvoir légitimes appartiennent à ceux qui savent les acquérir, que ce soit par la ruse, la manipulation ou la furtivité. Selon ses préceptes, le monde appartient à ceux qui sont rapides, ceux qui ont la langue bien pendue et les doigts agiles. La désinvolture et la capacité à déformer la réalité sont des vertus, car il est toujours préférable de dire une chose tout en pensant l'inverse, détournant ainsi les situations à son avantage. L’honnêteté, dans cette philosophie, est l’apanage des imbéciles, mais l'honnêteté apparente est un outil précieux, permettant de semer des mensonges qui paraissent plausiblesMask valorise la subtilité et la manipulation, prônant la capacité de faire croire aux autres qu'ils ont pris une décision de leur propre chef, alors qu’en réalité, leurs actions sont les fruits d'une habile manipulation. La force brute est toujours à éviter, sauf pour dissimuler d'autres actions plus subtiles. Il est essentiel de faire confiance à l'ombre et de ne jamais se laisser éblouir par la lumière, car ceux qui suivent le chemin lumineux deviennent des cibles faciles.

En résumé, le dogme de Mask enseigne que le pouvoir se trouve dans les ombres et dans la capacité à manipuler les perceptions, à exploiter les faiblesses et à toujours avancer en dissimulant ses véritables intentions.


Ordre Religieux

Bien que l'Église de Mask, le Seigneur des Ombres, n'entretienne aucun ordre de chevalerie formel, elle dispose de réseaux et d'ordres secrets qui servent ses objectifs dans tout Faerûn. Ces groupes sont souvent liés à des activités clandestines et à la maîtrise des subtilités de l'ombre et de l'influence.

  • Le Cercle du Ruban Gris (Circle of the Gray Ribbon)
Ce cercle élitiste regroupe des membres du clergé qui ont prouvé leur valeur par des exploits remarquables. Ces actes peuvent inclure des casses audacieux ou des manipulations complexes des individus et des événements pour atteindre leurs objectifs. L'entrée dans le Cercle se fait par acclamation, lors d'une réunion annuelle secrète des membres, renforçant l'élitisme et l'exclusivité de cet ordre.

  • Les Maîtres de l’Ombre de Telflamm (Shadowmasters of Telflamm)
Les Maîtres de l'Ombre de Telflamm sont une faction influente et dévouée à Mask, connue pour leur loyauté envers le Maître de toutes les Ombres. Ces maîtres dirigeant les guildes de voleurs locales possèdent un temple somptueux intégré dans leur salle de guilde, symbole de leur puissance et de leur foi. Ce groupe incarne à la fois le pouvoir religieux et la domination des activités clandestines dans leur région.

  • Les Guildes de Voleurs et Alliances Individuelles
À travers Faerûn, de nombreuses guildes de voleurs, ainsi que des voleurs indépendants, entretiennent des liens étroits avec l'église de Mask. Ils bénéficient du soutien de celle-ci pour des services tels que les soins médicaux après des missions risquées ou des conseils tactiques pour planifier leurs opérations. Ce lien entre l'Église et les voleurs en fait une organisation omniprésente dans le monde souterrain.

  • Présence à Bezantur, Thay
Bien que de taille modeste, l'Église de Mask maintient également une présence stratégique à Bezantur, la capitale maritime de Thay. Cette base discrète témoigne de la portée et de l'influence de Mask dans des régions souvent dominées par d'autres forces puissantes.

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Références et sources

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  • Ed Greenwood (2022-12-19). Mask Facts (Tweet). theedverse. Twitter. Archived from the original on 2022-12-19. Retrieved on 2022-12-19.
  • mercredi 22 mai 2024

    Leïra, la Dame des Brumes

    Puissance intermédiaire des limbes

    Titres: Mère des illusionnistes, Gardienne des menteurs, l'Ombre des brumes
    Alignement: CN
    Alignement du clergé: CB, LN, N, CN, CM
    Adorateurs: illusionnistes, menteurs, voleurs, 
    Alignement des fidèles: Libre
    Attributions:  Tromperie, Mensonge, Illusions
    Autre nom: -
    Arme de prédilection: Dague
    Domaines divins: Charme, Duperie, Illusion, Sorts
    Supérieur: Aucun
    Alliés: AzouthMask (avant sa trahison), Savras (Dans mon cadre de campagne)
    Ennemis: Cyric
    Jours saints: Le Tomber du Masque, l'Invocation
    SymboleTriangle inversé couvert de brume

    Leïra, la Dame des Brumes, la déesse de la duperie et de l'illusion, est la patronne des illusionnistes et des menteurs. Personne d'autre qu'eux ne voient quel profit tirer du malentendu provoqué et de la fourberie, ce qui explique que la déesse n'a que très peu de fidèles. Pourtant, nombre de gens lui rendent hommage régulière, lorsqu'il leur faut prendre une décision d'importance. Personne n'a jamais su quel était son véritable aspect, et les seules représentations qui existent d'elle ont été censurées par son clergé. Dans ce cas, on la montre systématiquement sous la forme d'une masse de brume tourbillonnante (parfois vaguement humanoïde). Nulle image d'elle n'était visible au-dessus de ses autels cornus. On prétend que c'est elle qui a inventé le ruathlek, langue écrite des illusionnistes

    ***

    Leïra et le plan primaire

    Leïra se manifeste souvent sous la forme de brume grisâtre où m'on pouvant deux yeux noirs. Une musique légère, surnaturelle et issue de nulle part accompagnait le phénomène. Totalement aléatoire , elle ne suivait aucun rythme.  Par temps de brume, ou dans la fumée, la voix désincarnée de la Gardienne des menteurs se fait entendra, à l'unique attention des fidèles, même si d'autres personnes sont présentes.


    Histoire et relations

    Leïra est extrêmement énigmatique. En effet, tous ses faits, tous ses dires étaient camouflés sous plusieurs couches d'illusions et de mensonges. Malgré cela, elle n'est pas malfaisante, et les rares individus qui sont parvenus à s'infiltrer à la Cour des Illusions dans les Limbes, ont ainsi eu la chance de se voir emprisonnés pour leur crime, alors que les dieux maléfiques les auraient vraisemblablement pulvérisés. Elle se satisfait de son culte restreint et ne parait pas avoir d'autres ambitions. Elle reste toujours seule et n'entretient qu'une amitié limitée avec Mask, qui a fini par la trahir au bénéfice de Cyric. Une relation de travail très formelle la lie à Azouth, patron des jeteurs de sorts, et elle n'est guère appréciée de Tyr, pour qui justice et vérité sont indissociables. 

    Il semble indéniable que Leïra a péri peu de temps aptes la Crise des Avatars. Elle a été tuée pat Cyric et Mask (ce dernier ayant alors la forme de l'épée Fléau des Dieux). C'est Mask qui l'a trahie et, après sa mort, Cyric s'est emparé de sa sphère d'influence. Les temples dédiés à Leïra continuent de fonctionner et ses prêtres reçoivent toujours des sorts, mais ils sont accordés par Cyric, qui se fait passer pour la déesse morte. La plupart des Leirans ne sont pas conscients de cette tromperie ; quant à ceux qui savent, ils s'en moquent.


    Culte et clergé

    Menteurs invétérés et illusionnistes (ceux qui font usage de tours de magie comme ceux qui se contentent d'effectuer des tours de passe-passe) vénèrent la Dame, à l'instar de nombreux voleurs, mais les autres individus ne lui font souvent des offrandes que pour l'apaiser. Ces rares exceptions mises à part, la plupart des gens ne font aucune confiance au culte (ce qui est un signe de prudence). Il n'y a qu'un seul moment où l'on peut être sûr qu'un prêtre de Leïra dit la vérité, c'est lorsqu'il précède sa phrase (et la fait suivre) de "Par l'Ombre des Brumes." On peut toutefois avoir l'assurance que l'on a gagné sa confiance lorsqu'il se met à raconter des mensonges totalement improbables et non les sinistres demi-vérités qui sont la spécialité de la Foi des Faux-Semblants.

    Les vrais Leirans se moquent bien que leur déesse soit morte, car cet état pourrait bien n'être qu'une illusion (à moins que Leïra n'ait elle-même été une hallucination, ou encore ce Cyric qui est censé l'avoir remplacée). Les déclarations officielles du clergé assurent que tout va pour le mieux et que la déesse est plus puissante que jamais depuis la fin du Temps des Troubles.

    Mais, comme la plupart des déclarations de l'Église sont des mensonges, la majorité des habitants des Royaumes sont persuadés que Leïra est bel et bien morte, même si une grande partie de ses fidèles (principalement ceux qui sont d'alignement bon ou neutre) refusent d'en entendre parler. Il est certain qu'elle n'a pas été aperçue sous forme d'avatar depuis la Guerre des Dieux, mais aucun de ses prêtres ne pourrait affirmer avec certitude qu'elle s'était déjà manifestée de la sorte auparavant, car ce qui s'est présenté aux mortels en se faisant passer pour un avatar de Leïra était chaque fois différent. En tout cas, les prêtres continuent bien de recevoir les sorts auxquels ils sont habitués.

    • Hiérarchie

    Les prêtres de Leïra sont libres de choisir leur titre, ce dernier variant d'un individu à l'autre (mais aussi d'un jour à l'autre !). Les titres pompeux sont ainsi suivis d'autres qui sont extrêmement trompeurs et le grand pontife d'un jour peut ne plus être qu'un acolyte le lendemain. A l'arrivée, on obtient tout un panel d'appellations plus grandioses ou plus ridicules les unes que les autres (et vraisemblablement toutes fausses), telles que : Seigneur Suprême des Hauteurs et des Profondeurs, ou encore Très Saint Nettoyeur d’Égouts.

    • Activités et rituels

    Les prêtres de Leïra s'allongent face contre terre pour prier leur déesse, et ce chaque matin ou toutes les nuits où la lune brille dans le ciel. Chaque fois que le brouillard se lève, ils se laissent environner et chantent les louanges de la Dame des Brumes.

    Les prêtres de Leïra propagent les rumeurs en échanges de rémunération. Ils ont pour mission de faire douter les gens en encourageant les fausses croyances, en multipliant es mystifications et autres. Lorsqu'ils ne jouent pas de mauvais tours, ils travaillent leurs diverses personnalités ou à s'enrichir.

    Les rituels les plus sacrés de Leira sont le Tomber du Masque et l'InvocationLe Tomber du Masque est pratiqué à des fins de purification par les novices qui accèdent à la prêtrise, les prêtres qui montent en grade ou les prêtres qui font pénitence pour avoir manqué à leur foi (en disant trop souvent la vérité, par exemple). Dans ce rituel, le suppliant au visage nu marche le long de rangs de prêtres tenant de grandes bougies allumées entre des bassins d'eau et des miroirs réfléchissants.

    L'Invocation a lieu lorsque la Dame est appelée directement pour demander conseil, et au cours de cette cérémonie, les prêtres psalmodiant balancent des encensoirs pour produire une épaisse fumée afin qu'Elle puisse apparaître au cœur de sa dissimulation et s'adresser à eux.

    Les Leirans se réunissent pour six Conclaves chaque année, à des endroits et à des moments légèrement différents; la nouvelle du lieu et de la date se répand discrètement au sein de la prêtrise, mais elle n'est pas révélée aux étrangers. Les membres du clergé profitent de ces occasions pour partager des informations, pour permettre aux membres de passer d'un temple à l'autre et pour permettre aux anciens de l'église de voter sur les missions les plus importantes que la foi devrait entreprendre.

    • Temples

    Il n'existe que peu de temples dédiés à Leïra. Presque tous sont petits, partiellement ouverts et d'inspiration classique, c'est-à-dire dotés de colonnes, d'une grande galerie couverte et d'un saint des saints assez large. C'est là que se tiennent les services religieux, devant un autel dont les coins s'ornent de cornes (ou d'imitations métalliques) dressées vers le ciel. Aucune représentation ni statue de Leïra ne sont visibles nulle part. Le temple est constamment rempli d'une fine brume blanche jusqu'à hauteur d'épaule, mais ces nuées peuvent s'élever et obscurcir le champ de vision de quiconque se trouve à l'intérieur, pour peu que le grand prêtre ou la grande prêtresse de l'édifice le souhaite.

      • Le temple le plus influent de la prêtrise chaotique, inorganisée et sans grade de Leira est le La Citadelle des Brumes de Presper (Mistkeep en VO), administrée par le maître des illusions Duldinbold Alarkyn. Cette maison sainte se distingue par ses piliers de fumée (les Leirans l'appellent en argot "les Pipepillars") et abrite l'une des plus grandes et des plus précieuses collections d'objets magiques de Faerûn, tous cachés et gardés de diverses manières ingénieuses. Les prêtres du temple de la Citadelle des Brumes utilisent ces objets de pouvoir de manière prudente et subtile pour influencer les événements politiques dans les terres environnantes et lors d'expéditions à la recherche d'autres objets magiques. Ils fabriquent et vendent également des masques et des vêtements à d'autres Leirans, et la rumeur veut que Duldinbold, l'illusionniste gnome vieillissant et bourru (aujourd'hui prêtre), ait lui-même appris à fabriquer des tabards et des masques enchantés capables de lancer une puissante magie de combat par la Mère des Illusionnistes elle-même. La rumeur veut également que la religion d'État du légendaire Nimbral soit celle de la Dame des Brumes.

    Tenues et équipement

    • Tenue sacerdotale

    Les membres du clergé de Leiran s'habillent tous de la même façon : ils portent de longues robes à capuchon et à franges inférieures, de couleur roussâtre à ocre, doublées et striées de vert, attachées par des ceintures de la même matière, ainsi que des gants et des masques en verre argenté lisses distinctifs. Ces masques couvrent entièrement le visage, dépassant sous le menton pour permettre une respiration normale, et leurs porteurs peuvent voir normalement (bien que difficilement) à travers eux. Ces masques argentés reflètent les attaques du regard, et bien que leurs porteurs puissent toujours regarder à travers eux et donc rencontrer le regard de quelqu'un, ils donnent à leurs porteurs un avantage sur leurs jets de sauvegarde contre les attaques ou les effets du regard. Les vampires, qui détestent les miroirs, cherchent à tuer les prêtres de Leiran chaque fois qu'ils le peuvent. Les masques d'argent de Leiran sont teintés : Le rouge est porté le matin, le bleu après le soleil, le rouille au crépuscule et le gris après la pleine obscurité de la nuit. Les rituels les plus sacrés requièrent un masque de la même teinte verte que les robes.g

    Tous les membres du clergé apprennent à fabriquer les masques argentés (une tâche difficile qui exige beaucoup de dextérité et de patience), et ils ont tendance à en posséder plusieurs (cachés dans des étuis de voyage bien rembourrés) en plus de leurs masques de tous les jours. Un riche clerc de Leiran engagera souvent un magicien pour lancer des sorts de verre d'acier sur ses masques afin de ne plus avoir à se soucier des risques de casse. Un prêtre pris sans masque d'argent portera un sac de tête en gaze. Chaque robe en possède un cousu dans le capuchon et un autre dans une poche intérieure dissimulée, afin d'être sûr d'en avoir toujours à portée de main. Bien que ce ne soit pas un péché d'avoir le visage découvert, les membres du clergé de Leira sont généralement paranoïaques à l'idée de montrer leur visage en public lorsque leurs robes ou leur résidence permettent aux non-croyants de connaître leur foi et leur profession : Plus d'un prêtre de Leira se baignent, ou passent la soirée en galante compagnie, sans jamais ôter leur masque, même s'ils ne portent que cela !

    • Tenue séculière

    Lorsqu'il voyage, le Leiran adopte parfois d'autres identités et s'habille comme ce type de personnes, mais il porte le plus souvent sa robe de cérémonie et son masque d'argent. Les robes sont recouvertes d'une cape brun-roux attachée au coup par un fermoir ornés de pierres précieuses vertes. 


    Dogme

    La Dame n'est jamais là où tu le penses. La vérité ne sert à rien et il est plus inutile encore de la dire. Ne ce retranche jamais derrière elle lorsque tu peux mentir. Chéris les illusions et propage les rumeurs, car ce sont les exagérations et les légendes qui rendent les gens heureux et la vie excitante. Le simple fait de cacher quelque chose augmente encore sa valeur.


    Ordres religieux

    Le clergé de Leïra ne possède aucun ordre militaire, bien qu'il se targue parfois d'en avoir plusieurs. Les mensonges proférés par les prêtres sont si nombreux que personne ne peut savoir avec qui l'Eglise est alliée, de même qu'il est impossible de déterminer si certains de ses membres honoraires existent vraiment ou si tous sont fictifs.

    ****


    Références

    • Julia Martin, Eric L. Boyd (March 1996). Religions et Avatars (Descartes/1999), ISBN 978-0786903849.
    • Ed Greenwood, Sean K. Reynolds, Skip Williams, Rob Heinsoo (June 2001). Forgotten Realms Campaign Setting 3rd edition. (Wizards of the Coast), ISBN 0-7869-1836-5.
    • Ed Greenwood, Sean K. Reynolds, Skip Williams, Rob Heinsoo (June 2002) Les royaumes oubliés, (Wizards of the Coast), ISBN2-84785-004-X
    • Ed Greenwood, Julia Martin, Jeff Grubb (1993). Forgotten Realms Campaign Setting 2nd edition (revised), Running the Realms. (TSR, Inc), ISBN 1-5607-6617-4.

    Illustrations

    • Priest of Leira par Ned Dameron, Julia Martin, Eric L. Boyd (March 1996). Faiths & Avatars. (TSR, Inc.), p. 12. ISBN 978-0786903849.
    • Holy Symbol of Leïra par Paula M Holz, , Julia Martin, Eric L. Boyd (March 1996). Faiths & Avatars. (TSR, Inc.), p. 93. ISBN 978-0786903849.

    dimanche 3 mars 2024

    Hoar le Héraut Funeste

    Demi dieu de la Landes de la malédiction et du désespoir

    Titres
    :
     Dieu de la vengeance, Seigneur des trois tonnerres, Hurleur de tonnerre, Poète de la justice
    Alignement: LN
    Alignement du clergé: LM, LN, LB
    Adorateurs: Assassins, combattants, voleurs, chasseurs de primes
    Alignement des fidèles: LB, LN, LM, NB, N, NM
    Attributions: Vengeance, châtiment, justice poétique
    Autre nom: Assuran
    Arme de prédilection: "Piqûre de justice" [javeline de foudre] (javeline)
    Domaines divins: Destin, Loi, Justice, Voyage
    Supérieur: Aucun
    Alliés: Beshaba
    Ennemis: Anhur, Ramman
    Jours saints: Avant-dernier tonnerre (11 Eleint), imminence du destin (11 Marpenoth)
    Symbole: Main gantée de noir et tenant une pièce marquée d'une tête à deux visages



    ***

    Hoar et le plan primaire

    Hoar se manifeste principalement par trois profonds roulements de tonnerre qui résonnent dans le ciel, ponctuant souvent le châtiment approprié infligé à un individu coupable. Une autre manifestation courante est une main fantomatique qui ne se présente qu'au coupable lorsqu'elle lui inflige son châtiment.

    La faveur du Vengeur peut être discernée par l'apparition de pierres précieuses rouges en forme de larme, tandis que la fureur de Hoar est communiquée par la découverte de larmes de Laeral pulvérisées. 

    Sous sa forme physique, Hoar prend l'apparence d'un homme aux yeux d'un noir de jais  portant les vêtements d'un noble ou d'un riche marchand, le plus souvent d'Unther, mais parfois de Chessenta. Sinon, Hoar apparait souvent comme fatigué et meurtri, arborant plusieurs coupures graves mal cicatrisées, attribuées à Ramman ou à Anhur, selon l'époque. Il manie une épée large et massive, mais ne porte pas d'armure à l'exception d'une paire de bracelets dorés. Il porte également un carquois de javelots dans le dos.


    Histoire et relations

    Hoar est en fait l'ancienne divinité untherique vénérée dans les terres orientales de la mer Intérieure sous le nom d'Assuran. Il y a plusieurs siècles, il a été chassé d'Unther par Ramman, bien que son culte soit resté fort à Chessenta. 

    Il a fini par tuer son rival pendant la période des troubles, mais Anhur a volé le portefeuille non réclamé de Ramman avant que Hoar ne puisse agir, s'attirant ainsi l'ire de ce dernier. 

    Tyr et Shar se disputent l'âme tourmentée de Hoar, la déesse des ténèbres cherchant à le transformer en serviteur de la vengeance aveugle et de l'amertume, tandis que le dieu mutilé cherche à libérer l'humour doux-amer de Hoar et à modifier ses attributions pour favoriser l'ironie et la justice poétique. Pendant ce temps, Hoar conspire avec Beshaba pour déchaîner la malchance sur ceux qui le méritent.


    Culte et clergé

    L'Église de Hoar regroupe un ensemble de clercs, de croisés, de clercs secrets connus sous le nom de Némésis, et de prêtres spécialisés appelés Hérauts Funestes dévoués à Hoar, le Seigneur des Trois Tonnerres. 

    • Hiérarchie

    Comme on pouvait s'y attendre, le clergé est divisé en une multitude de factions qui se poignardent dans le dos, avec des haines séculaires et des alliances en constante évolution. Les titres couramment utilisés varient d'une faction à l'autre, mais dans les Terres du Cœur, les prêtres de Hoar sont connus sous les noms suivants (par ordre croissant) : 

    Œil de l'ironie, 
    Main du malheur, 
    Poing de la vengeance, 
    Griffe de la vengeance, 
    Œil funeste de l'ironie, 
    Main funeste du malheur, 
    Poing funeste de la vengeance 
    Griffe funeste de la vengeance.

     Les prêtres les plus anciens sont connus sous le nom de Seigneurs de la vengeance tonnante.

    • Activités et rituels

    Les clercs de Hoar prient pour leurs sorts à minuit, lorsque les cloches sonnent pour ceux qui méritent une justice appropriée. Les clercs de Hoar sont encouragés à célébrer l'anniversaire de l'acte de vengeance le plus approprié et le plus doux. Des louanges silencieuses ou tonitruantes (selon le cas) doivent être adressées à Hoar chaque fois qu'une forme de vengeance est exercée.

    L'église de Hoar observe deux jours saints officiels. 

    Le 11 Eleint, l'avant-dernier tonnerre est célébré par des festins de gibier, de pain, de fruits et d'hydromel, marquant la défaite du dieu de la guerre Untheric Ramman. 

    Le 11 Marpenoth, l'imminence du destin est célébrée par des cérémonies qui durent toute la journée, avec des tambours qui grondent, des serments vigoureux et des actes de purification épuisants. On y célèbre les justices qui n'ont pas encore été rendues, les vengeances qui n'ont pas encore été menées à bien et les bonnes actions qui appellent les célébrants à se souvenir d'eux.

    • Temples

    Les temples de Hoar sont rares et se trouvaient généralement dans les parties antiques de Chessenta et d'Unther[. Parmi les lieux de culte notables trouvés dans le nord et le sud de Faerûn, on peut citer

    L'amphithéâtre du Premier Tonnerre
    Le temple est situé dans la capitale de Mourktar en Threskel. Les lieux saints d'Horar sont située dans les entrailles du Colysée sous l'amphithéâtre qui se présente comme une vaste arène ouverte. 
    Des combats de gladiateurs se déroulent dans l'arène entre les accusés et les accusateurs. Ces concours remplacent le système judiciaire traditionnel comme forme de justice. Hoar est censé intervenir dans chaque combat  pour s'assurer que la justice appropriée était toujours rendue.
    Le pouvoir et l'influence de l'Amphithéâtre du Premier Tonnerre diminuèrent avec la mort du roi Theris, qui était un fervent adepte de Hoar, pendant la période des Troubles

    La Main Cachée du Destin
    Ce temple se dresse dans le Bois de l'Arche. Il a vu le nombre de ses fidèles augmenter après le Temps des Troubles. L'influence du temple s'accrut avec le déclin des partisans de Hoar à Chessenta. Le temple soutient de nombreux bardes, chasseurs de primes, assassins et groupes d'autodéfense actifs dans les Heartlands.

    Le Temple de Hoar
    Il est bâti à Bezantur, la cité aux mille temples. Il est le principal lieu de culte de l'Archer Funeste à Thay.

    La Main Tonnante de la Vengeance
    La Main Tonnante de la Vengeance est l'un des deux temples qui se disputaent la plus haute position de pouvoir au sein du clergé de Hoar. Ses membres dirigeent la garde de la ville et les tribunaux d'une main de fer. Certains des prêtres les plus haut placés occupent également des positions de pouvoir au sein de l'armée d'Akanax


    Tenues et équipement

    • Tenue sacerdotale

    Les membres du clergé de Hoar portent leur tenue de cérémonie chaque fois que cela est possible, sauf lorsqu'ils souhaitent dissimuler leur identité en traquant l'auteur d'une injustice. Leur tenue de cérémonie comprend toujours une tunique noire par-dessus une longue robe grise, complétée par des gants en cuir noir souple et un masque dissimulant leur visage lorsqu'ils sont officiellement en " chasse " pour la vengeance

    Les prêtres conservent généralement de petits symboles de leurs succès sur des ceintures rouge foncé bordées d'argent qu'ils portent à la taille. Ils portent des dagues recourbées et arborent le symbole de Hoar sur un bijou en guise de symbole sacré.


    • Tenue séculière

    Lorsqu'ils partent à l'aventure, les prêtres de Hoar portent les vêtements qui conviennent le mieux à leur mission. En règle générale, ils portent une armure de cuir lorsque la discrétion est de mise, et l'armure la plus lourde lorsqu'une attaque frontale est prévue. Bien qu'ils puissent manier n'importe quelle arme, les prêtres hoarites doivent toujours porter au moins une arme contondante, une arme perforante et une arme tranchante.

    Lorsqu'ils sont blessés (ou qu'ils s'attendent à l'être) par un adversaire, les prêtres hoarites sont censés utiliser une arme du même pour riposter: ceux qui méritent la mort doivent être achevés avec leurs propres armes.


    Dogme

    " Défendre une justice véritable et appropriée et maintenir l'esprit de la loi, et non la lettre de la loi. Les actes d'une personne seront toujours récompensés à leur juste valeur. La violence répondra à la violence et le mal rendra le mal, mais le bien viendra aussi à ceux qui font le bien. Suivez les enseignements de l'Archer Funeste en cherchant à vous venger, mais ne tombez pas dans le piège de la poursuite du mal pour le mal, car cette voie est séduisante et ne mène qu'à votre perte. La vengeance doit être recherchée pour toutes les injustices, et toutes les punitions doivent être à la hauteur du crime. La vengeance est plus douce lorsqu'elle est aiguisée par l'ironie. Toute attaque doit être vengée. Ceux qui ne répondent pas aux attaques contre leur personne ou ce qui leur est cher ne font qu'encourager les attaques futures.


    Ordres religieux

    • La fraternité des justiciers poétique

    Il s'agit d'un groupe de bardes et de croisés qui vénèrent Hoar et Tyr et s'efforcent de répandre des récits de justice poétique par le biais de chants et de contes.

    • Chasseurs de vengeance

    Ce petit ordre de chasseurs de primes fait partie d'un culte caché de Hoar et dispose d'une base dans les profondeurs du Bois de l'Arche.

    • Les Fils de Hoar

    Cette organisation clandestine de nobles dévoués à Hoar s'oppose aux actions des Simbul en Aglarond.

    • Les Trois Tonnerres

    Il s'agit d'un ordre d'assassins Mulani et Turami qui s'est consacré à la guerre de restauration de Hoar contre Mulhorandis dans les années 1370 DR.


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    Références

    • Julia Martin, Eric L. Boyd (March 1996). Religions et Avatars (Descartes/1999), ISBN 978-0786903849.
    • Eric L. Boyd (September 1997). Powers & Pantheons. Edited by Julia Martin. (TSR, Inc.), pp. 29–30. ISBN 978-0786906574.
    • Ed Greenwood, Sean K. Reynolds, Skip Williams, Rob Heinsoo (June 2001). Forgotten Realms Campaign Setting 3rd edition. (Wizards of the Coast), ISBN 0-7869-1836-5.
    • Ed Greenwood, Sean K. Reynolds, Skip Williams, Rob Heinsoo (June 2002) Les royaumes oubliés, (Wizards of the Coast), ISBN2-84785-004-X
    • Ed Greenwood, Julia Martin, Jeff Grubb (1993). Forgotten Realms Campaign Setting 2nd edition (revised), Running the Realms. (TSR, Inc), ISBN 1-5607-6617-4.
    • Illustration symbole divin mise à disposition par The Thieve's Guild
    • Illustration: A cleric of Hoar par Ned Dameron extrait de Eric L. Boyd (September 1997). Powers & Pantheons. Edited by Julia Martin. (TSR, Inc.), p. 7. ISBN 978-0786906574.

    Liens externes

    vendredi 8 avril 2022

    Le temps des troubles

    L'évènement de passage de ADD1 à ADD2

    Le Temps des Troubles, aussi connu sous le nom de Guerre des Dieux ou de la Crise des Avatars, prend place durant l'année 1358 CV.  Le Temps des Troubles coïncide avec la sortie d'AD&D 2 et permet d'expliquer des changements dans les règles du jeu, comme la révision de nombreux sorts.



    Bien avant le Temps des Troubles, Ao avait créé plusieurs dieux, ainsi que la sphère de cristal des Royaumes Oubliés. Il avait cependant laissé ses enfants évoluer des millénaires durant sans jamais intervenir, jusqu'à ce qu'il jugea que le temps était venu de rétablir l'équilibre entre les divinités et les mortels.


    Ao et les tablettes de la Destinée


    En effet, cherchant à accaparer le pouvoir des autres divinités, les dieux Baine et Myrkul volèrent les tablettes de la destinée au Seigneur Ao. Il s'agissait d'archives divines fixant les responsabilités de chaque divinité de Faerûn. Cet acte convainquit Ao que les dieux étaient plus intéressés par leurs conflits internes que par leurs fidèles humains. Pour les punir et les forcer à s'occuper de leurs fidèles, Ao expulsa les divinités de leurs royaumes planaires et les obligea à s'incarner dans des corps mortels appelés avatars.


    Les avatars

    Le Temps des Troubles a bouleversé la plupart des règles auxquelles les dieux des Royaumes devaient se conformer. Durant cette période, les divinités ont en effet dû concentrer toute leur puissance dans un seul et unique avatar ou, pour celle qui existaient dans plusieurs sphères à la fois, dans une manifestation dont dépendait leur connexion future avec les Royaumes Oubliés. Ces avatars étaient extrêmement vulnérables et cela provoqua un terrible choc aux divinités. Même si la mort d'un avatar ne signifiait pas la mort d'un dieu, aucune puissance ne pouvait se manifester en plusieurs endroit à la fois. De plus, elles étaient coupées de leur base des Plans Extérieurs.

    Vous ne passerez pas !